La Confiserie

 

Scott Westerfeld, Uglies

 

“Dans le monde de l’extrême beauté, les gens normaux sont en danger”…

Voici ce qu’annonce la couverture de ce livre qui, je peux vous le dire tout de suite, m’a complètement ravi !!

Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser…

Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l’entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’Etat : une manipulation.

Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection ?

Depuis cet été, je cherchais à lire cette oeuvre, par curiosité surtout… D’ailleurs le petit résumé m’avait mis l’eau à la bouche car il me faisait vaguement penser à la distinction entre Zalem et la décharge dans le manga “Gunm” que je lisais dans mon jeune temps hihi ! Enfin bref, j’imaginais très bien une ville délabrée dans un univers cyberpunk et une belle cité blanche dominant le tout.

Heureusement pour moi, le Cdi du Collège est vraiment bien fourni du coup, j’ai pu l’emprunter sans délai ! Et bien, ce roman ne m’a absolument pas déçu, bien au contraire. Bien entendu, cela reste de la littérature jeunesse, donc un style très simple, un point de vue sur les choses parfois enfantin également mais cela n’enlève rien au charme de cette oeuvre. En effet, je préfère la simplicité qui apporte une vraie bouffée d’air frais à une littérature plus barbante qui se revendique un statut plus “littéraire”.

Cette oeuvre tombe à pic dans notre société du prêt à consommer (dont je fais partie… ben oui quand je vois quelque chose qui me plaît, j’ai du mal à attendre T_T) Une réflexion intéressante, d’autant plus qu’elle peut toucher un public plus jeune, un peu trop influençable.

Petite citation pour le plaisir :

Tally savait maintenant qu’à la Fumée les choses ne perdaient jamais rien de leur valeur. On ne les jetait pas ou on ne les donnait pas sous prétexte qu’elles étaient trop vieilles ou cassées. Tout était réparé, réassemblé, recyclé, et ce qui ne pouvait pas servir à l’un était échangé auprès d’un autre. Peu d’objets étaient donnés à la légère.

[…]

En ville, tout ce qu’elle désirait était presque aussitôt à sa disposition. Cependant, les objets de la ville étaient toujours jetables, remplaçables, aussi interchangeables que les T-shirt, blouson et jupe de son uniforme de dortoir. Ici, à la Fumée, les objets vieillissaient, au fil du temps, portant leur histoire sur eux, des petits chaos, rayures et autres déchirures.

L’oeuvre était annoncée en 3 tomes mais il semblerait que 5 soient en préparation… Pour l’instant, nous connaissons : Uglies / Pretties / Specials / Extras

Je ferai un nouveau post lorsque j’aurais terminé Pretties… qui m’accroche pour l’instant beaucoup moins que le premier.

Filed under : Lectures
By Yoko
On 30 novembre 2008
At 19:14
Comments : 0
 
 

Régis Jauffret, Lacrimosa

Je commençais à en avoir assez de lire des livres pour les concours sans prendre le temps de lire des choses pour moi… En effet, à peine le Capes terminé, j’ai directement enchaîné avec l’Agrégation. J’ai fait de fantastiques découvertes avec les lectures au programme mais j’avais besoin de faire une petite pause…

Du coup, je suis allée à la nouvelle Médiathèque de mon petit village et j’ai pioché au hasard. Malheureusement, j’oublie souvent que je n’ai pas de chance ! J’ai donc jeté mon dévolu sur l’oeuvre de Régis Jauffret, Lacrimosa. D’après la quatrième de couverture, le livre semblait développer le thème de l’amour maternel, après le suicide de son enfant. (Je sais, ce n’est pas gai à la base, mais j’aime les histoires un peu tristes…)

Vous étiez dans les bras de votre mère. vierge à l’Enfant, Pietà, mais en guise de crucifié c’était seulement une jeune femme qui s’était pendue. Quand leurs filles meurent, les femmes en redeviennent grosses jusqu’à la fin de leur vie. Leur ventre est beaucoup plus lourd que la première fois.”

Désillusion totale. Je n’ai peut-être pas le droit de me prononcer de manière aussi négative sur un ouvrage, mais tout est subjectif. Dès le premier chapitre, ma lecture a un peu été rebutée par de nombreuses allusions sexuelles que je trouvais complètement gratuites. Mais j’ai persévéré.

La mère… vite oubliée pour laisser place à un roman “épistolaire”, correspondance entre la morte et son amant, mélange de choses banales n’ayant aucun rapport avec le premier chapitre et d’allusions sexuelles étranges. J’ai plus eu l’impression que l’auteur se servait de ses personnages pour se libérer de sa propre haine de l’humanité et de ses propres fantasmes (ou obsession, je ne sais pas trop ce qui conviendrait le mieux). Bref, rien n’était cohérent pour moi, la femme parle avec une grossièreté gratuite, bien trop gratuite pour être spontanée…

J’ai voulu persévérer, mais je n’en pouvais plus. Je me suis dit, si juste qu’à la fin de ce chapitre aucune allusion perverse n’apparaît, je continue… Autant vous dire que j’ai dû abandonner ma lecture… Je ne demande pas à un auteur de se “prostituer” pour son lecteur, mais au moins de penser à ce qu’il peut ressentir. Je n’apprécie pas l’écriture gratuite qui se moque du lectorat.

Bon, mauvais choix pour moi vous l’aurez compris…

Filed under : Lectures
By Yoko
On 4 novembre 2008
At 17:40
Comments :1