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Bonbons, chewing-gums et chocolat : les chiffres d'un marché qui résiste

Bonbons, chewing-gums et chocolat : les chiffres d'un marché qui résiste

Environ 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires et 6 800 emplois directs en 2024 : le marché de la confiserie de sucre en France repose sur une poignée d'entreprises, des produits vendus pour moitié en hypermarché et un consommateur qui achète encore, malgré l'inflation, ses bonbons préférés.

Quatre repères sur les bonbons vendus en France

Industrie française
6 800 emplois directs en 2024 et un chiffre d'affaires proche de 1 milliard d'euros (Confiseurs de France, repris par Xerfi).
Ventes en GMS
Près de 1,7 milliard d'euros en 2025 pour les hypermarchés et supermarchés, soit la moitié des ventes du secteur (Xerfi, mars 2026).
Leader
Haribo réalise plus de 43 % de l'activité en valeur (Xerfi).
Achat
Neuf foyers sur dix achètent des confiseries, pour un budget moyen de 42 euros par an en 2024.

Mise à jour le 29 octobre 2026, d'après les publications citées dans l'article.

Quelle est la taille du marché de la confiserie en France ?

Le marché de la confiserie en France pèse environ 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires pour l'industrie, selon les chiffres du syndicat Confiseurs de France repris dans l'étude Xerfi sur le marché de la confiserie, mise à jour le 23 mars 2026. Ce montant correspond à la production des fabricants installés sur le territoire. Il ne se confond pas avec la valeur des ventes en magasin, plus élevée, parce qu'elle intègre les importations et la marge des distributeurs.

Le secteur emploie 6 800 salariés directs en 2024, d'après le même syndicat. Ces emplois se répartissent dans des usines souvent implantées hors des grandes métropoles : la nougaterie à Montélimar, les calissons à Aix-en-Provence, les bêtises à Cambrai, les berlingots à Carpentras, la réglisse à Uzès. Cette géographie explique que les confiseurs se présentent comme une industrie de territoire, attachée à des recettes locales autant qu'à des volumes.

Côté distribution, les hypermarchés et supermarchés vendent pour près de 1,7 milliard d'euros de confiseries en 2025, toujours selon Xerfi, ce qui représente la moitié du débouché total. L'autre moitié passe par les boulangeries, les bureaux de tabac et maisons de la presse, les kiosques, les cinémas, les stations-service, les distributeurs automatiques et les boutiques spécialisées. Ces circuits pèsent lourd dans la confiserie, bien plus que dans la plupart des rayons alimentaires, parce que le bonbon s'achète souvent sur un coup d'envie, à l'unité ou au poids.

Pour situer ce rayon dans l'univers des confiseries, du chocolat et des gourmandises, le tableau rassemble les chiffres publiés, leur source et leur année.

IndicateurValeur publiéeAnnéeSource
Emplois directs de l'industrie6 8002024Confiseurs de France, via Xerfi
Chiffre d'affaires des fabricantsEnviron 1 milliard d'euros2024Xerfi
Ventes en hypermarchés et supermarchésPrès de 1,7 milliard d'euros2025Xerfi
Évolution des ventes de confiseries hors chewing-gum en GMS+0,8 %2024Confiseurs de France, via Monde Épicerie Fine
Foyers acheteurs9 sur 102024Monde Épicerie Fine
Budget confiserie moyen d'un foyer42 euros par an (+1,7 %)2024Monde Épicerie Fine
Consommation individuelleMoins de 10 g par jour et par personneChiffres clés 2024Confiseurs de France

Une précision s'impose sur le nombre d'entreprises : le syndicat recense quelques dizaines de fabricants de plus de dix salariés, mais aucune statistique publique récente ne compte de façon exhaustive les confiseurs artisanaux, souvent rattachés aux pâtissiers et chocolatiers. Le chiffre total d'entreprises du secteur reste donc une information introuvable sous une forme fiable.

Le marché mondial de la confiserie : plus de 220 milliards de dollars

Le marché mondial de la confiserie dépasse 220 milliards de dollars en 2025, chocolat compris. Le cabinet Fortune Business Insights l'évalue à 220,85 milliards de dollars en 2025 et à 228,30 milliards en 2026, avec une projection à 295,06 milliards en 2034, soit une croissance annuelle moyenne de 3,26 %. Le média Agro Media retient lui aussi un ordre de grandeur supérieur à 220 milliards de dollars dans un dossier daté du 15 mai 2026.

Mordor Intelligence, dans un rapport dont la page date d'octobre 2026, avance une trajectoire plus rapide : 240,4 milliards de dollars en 2027 puis 309,9 milliards en 2032, avec un taux de croissance annuel composé (le CAGR des études anglo-saxonnes) de 5,21 %. L'écart entre les deux cabinets tient au périmètre retenu, aux méthodes d'estimation et aux années de référence. Aucun des deux ne publie gratuitement le détail de son calcul, ce qui invite à citer ces montants comme des estimations et non comme des comptes.

Point de comparaisonFortune Business InsightsMordor Intelligence
Taille estimée228,30 milliards USD en 2026240,4 milliards USD en 2027
Projection295,06 milliards USD en 2034309,9 milliards USD en 2032
Croissance annuelle3,26 % (2026-2034)5,21 % (2027-2032)
Région dominanteEurope, 37,98 % en 2025Amérique du Nord, 36,52 % en 2026
Poids du chocolat58,32 % en 202654,2 % en 2026
Canal de distribution principalHypermarchés et supermarchés, 56,26 %Hypermarchés et supermarchés, 36,39 %

Les deux études se rejoignent sur un point : le chocolat reste le plus grand segment en valeur, avec un poids compris entre 54 et 58 % selon le cabinet, tandis que la confiserie de sucre affiche la croissance la plus rapide. Mordor Intelligence lui attribue un rythme de 5,85 % par an entre 2027 et 2032, et désigne l'Asie-Pacifique comme la région où la demande croissante progresse le plus vite (6,3 % par an). Agro Media annonce de son côté une croissance proche de 6 % par an jusqu'en 2031 pour la confiserie sucrée en Europe, où le chocolat représente près des deux tiers de la valeur du marché.

L'Europe garde un rôle central dans la production. L'association européenne Caobisco, citée par le salon professionnel Interpack, compte plus de 12 000 entreprises qui produisent environ 14,7 millions de tonnes de confiseries, biscuits et chocolat par an, et indique que les fabricants européens transforment près de la moitié du cacao disponible dans le monde.

Comment se porte le marché de la confiserie en France en 2024 et 2025 ?

Le marché de la confiserie en France résiste : les ventes de confiseries hors chewing-gum progressent de 0,8 % en 2024 en hypermarchés et supermarchés, selon le syndicat Confiseurs de France cité par Monde Épicerie Fine dans un article du 28 juillet 2025. La hausse semble modeste, mais elle intervient après deux années d'inflation forte sur les matières premières, quand une partie des rayons alimentaires reculait en volume. Le début de 2025 confirme cette tenue, avec une hausse de 2,1 % toutes catégories confondues.

Les familles de bonbons qui progressent

Les familles de produits ne suivent pas la même courbe. Les chiffres 2024 publiés par Monde Épicerie Fine dessinent une confiserie française portée par ses spécialités régionales :

  • calissons : +11,1 % ;
  • pâtes de fruits et fruits confits : +8,8 % ;
  • réglisses et cachous : +8,3 % ;
  • pâtes à mâcher et barres caramel : +3,4 % ;
  • bonbons gélifiés : +2,1 %.

Le bonbon gélifié reste le pilier du rayon en volume, mais ce sont les produits patrimoniaux, longtemps jugés vieillissants, qui gagnent le plus. Cette dynamique rejoint une enquête de l'ObSoCo de 2022, selon laquelle 87 % des Français estiment que certaines confiseries appartiennent à la gastronomie française et méritent d'être préservées.

Le chewing-gum, un cas à suivre

Le chewing-gum suit une trajectoire à part : ses ventes en volume évoluent de 10,3 % entre 2023 et 2024, puis de 7,2 % sur les trois premiers mois de 2025, d'après la même source. Ce produit dépend fortement des achats d'impulsion en caisse et dans les stations-service, donc de la fréquentation des magasins et des déplacements. Les fabricants le classent souvent à côté de la confiserie de sucre, alors que ses ressorts de consommation, liés à l'haleine et aux habitudes de déplacement, diffèrent.

Quelle est la consommation de confiseries en France ?

La consommation de confiseries en France reste faible en quantité : moins de 10 grammes par jour et par personne, selon les chiffres clés 2024 publiés par Confiseurs de France. Cela équivaut à deux ou trois bonbons gélifiés. Le syndicat met ce chiffre en avant pour présenter la confiserie comme un plaisir ponctuel plutôt que comme un aliment du quotidien.

Le consommateur français achète pourtant largement : neuf foyers sur dix achètent des confiseries au cours de l'année 2024, et le budget moyen atteint 42 euros par foyer, en hausse de 1,7 %, d'après Monde Épicerie Fine. Cette progression reste inférieure à l'inflation moyenne de 2 % mesurée par l'Insee la même année, ce qui signale un léger recul en volume par ménage, compensé par le prix moyen des produits. Agro Media observe que les adultes réalisent plus de 60 % des achats en valeur : le bonbon ne se résume plus au rayon des enfants.

Les occasions de consommation se répartissent entre plusieurs moments : le goûter, le cinéma, les trajets en voiture, les fêtes d'anniversaire, les cadeaux et les saisons festives. Le goûter reste un moment fort, en concurrence directe avec les gâteaux, les biscuits et les fruits. Pour les familles qui organisent un goûter préparé à l'avance pour les enfants, la confiserie occupe une place de récompense plutôt qu'une place quotidienne.

Le critère d'achat évolue aussi. Selon l'article de Monde Épicerie Fine, 57 % des acheteurs jugent l'origine régionale ou traditionnelle du produit ou de sa recette importante, et ce taux monte à 69 % chez les plus de 55 ans comme chez les acheteurs réguliers. Le consommateur cherche une histoire, une ville, un savoir-faire, ce qui explique la bonne santé des calissons, des berlingots et des nougats. Le public adulte privilégie aussi les douceurs moins sucrées, les gâteaux de voyage et les bonbons de qualité gourmande qu'il prend plaisir à offrir.

Quels sont les principaux acteurs du marché de la confiserie ?

Les principaux acteurs du marché de la confiserie en France sont des groupes étrangers, avec un leader très en avance. Haribo, groupe allemand, réalise plus de 43 % de l'activité du secteur en valeur selon Xerfi. Sa présence industrielle française, à Marseille et à Uzès, lui donne un ancrage local fort, et ses références de bonbons gélifiés occupent une grande surface des linéaires.

En France, Haribo, Ferrero et Sucralliance

Ferrero, groupe italien, a racheté fin 2025 CPK, propriétaire de Carambar, Krema et Lutti, d'après la mise à jour de mars 2026 de l'étude Xerfi. Cette opération réunit sous un même groupe plusieurs marques nées en France et renforce le poids des multinationales sur le rayon. Mars figure aussi parmi les entreprises citées, avec ses barres et confiseries chocolatées.

Sucralliance, entreprise française, fabrique l'essentiel des confiseries vendues sous marques de distributeurs, ces produits à l'enseigne du magasin. Xerfi cite également Nigay, spécialiste des caramels et sucres cuits destinés à l'industrie agroalimentaire, et Mireolian. À côté de ces industriels, des maisons régionales défendent des spécialités protégées ou réputées : Clément Faugier et sa crème de marrons, la Confiserie du Roy René et ses calissons, ou CDHV.

Dans le monde, les géants du chocolat et du sucre

À l'échelle mondiale, les rapports de Mordor Intelligence et de Fortune Business Insights citent Mars Inc., Mondelez International Inc., The Hershey Company, Nestlé, Ferrero, Barry Callebaut, Lindt & Sprüngli, Meiji, Ezaki Glico, Haribo et Pladis. Le paysage concurrentiel se partage entre des groupes surtout tournés vers le chocolat, comme Mondelez International ou Hershey Company, et des spécialistes du bonbon. Barry Callebaut occupe une position différente : il fournit le chocolat et le beurre de cacao à d'autres industriels plutôt que des produits finis au consommateur.

Quel est le canal de distribution des confiseries ?

Le canal de distribution principal des confiseries reste la GMS (hypermarchés et supermarchés), qui assure la moitié des ventes en France selon Xerfi. Les cabinets internationaux confirment cette domination à l'échelle mondiale, avec un poids estimé entre 36 et 56 % selon l'étude. Les marques nationales y côtoient les marques de distributeurs, et les têtes de gondole saisonnières y concentrent une bonne partie du chiffre d'affaires de l'année.

L'autre moitié du marché passe par des circuits que les autres rayons ne connaissent presque pas :

  • les boulangeries, qui vendent des bonbons à l'unité aux enfants à la sortie de l'école ;
  • les bureaux de tabac, maisons de la presse et kiosques, pour l'achat d'impulsion ;
  • les stations-service et les gares, liées aux trajets ;
  • les cinémas et parcs de loisirs ;
  • les boutiques spécialisées, confiseurs artisans et épiceries fines, au contact direct d'une clientèle qui cherche le haut de gamme ;
  • la vente en ligne, en hausse pour le coffret cadeau et les spécialités régionales.

Le hors-domicile complète ce tableau. Les restaurants, traiteurs et cafés servent des mignardises, des chocolats et des petits bonbons avec le café, et les hôtels en glissent sur les oreillers. Agro Media relève que le commerce en ligne et les circuits spécialisés progressent le plus vite, surtout pour les produits premium et les cadeaux, sans en chiffrer le poids.

Les tendances qui transforment le secteur de la confiserie

Les tendances du marché de la confiserie se résument à une montée en gamme, un retour au terroir et une pression sur la composition des produits. Agro Media décrit une premiumisation du rayon : éditions limitées, références saisonnières, produits différenciants. Pour les usines, cela se traduit par des cycles d'innovation plus courts, davantage de références et des séries de production plus petites, donc plus coûteuses à organiser.

La première tendance tient à l'origine. Les chiffres de Monde Épicerie Fine sur les calissons et les pâtes de fruits montrent que le consommateur paie volontiers pour une recette ancrée dans une région. Les confiseurs mettent en avant leur ville, leurs ingrédients (amande de Provence, fruits de la vallée du Rhône, miel local) et la longévité de leur maison.

La deuxième concerne la recette. Les fabricants travaillent la réduction du sucre, les colorants d'origine végétale, la suppression de la gélatine animale et les versions vegan des bonbons gélifiés. Le salon Interpack mentionne une demande croissante pour des variantes sans sucre. Agro Media cite aussi les bonbons enrichis en vitamines ou présentés comme fonctionnels, un segment qui demande une grande prudence sur les allégations autorisées.

La troisième porte sur l'emballage. Les industriels remplacent une partie du plastique par du carton ou des films recyclables, et le salon Interpack cite l'exemple d'un calendrier de l'Avent passé au carton à enduction, qui économise 1 200 kg de plastique par an. La machine d'emballage devient un poste d'investissement à part entière, car les formats nomades et les sachets refermables exigent des lignes plus souples.

Le chocolat suit des évolutions voisines : chocolat noir à fort pourcentage de cacao, chocolat éthique certifié, saveurs exotiques, chocolat au lait réduit en sucre. Le chocolat blanc, à base de beurre de cacao, de sucre et de lait en poudre, reste minoritaire mais garde sa place dans les assortiments de fêtes.

Noël, Pâques et Halloween : la saisonnalité des ventes

Les ventes de confiseries se concentrent sur quelques semaines de l'année. Noël et Pâques dominent pour le chocolat, tandis qu'Halloween pèse davantage sur le bonbon. Monde Épicerie Fine indique que les ventes en volume de la saison d'Halloween progressent de 1,8 % en magasin en 2024 par rapport à 2023, une fête importée qui s'installe d'année en année dans les habitudes françaises. Halloween profite surtout aux sachets de bonbons à partager et aux formats familiaux, distribués aux enfants qui font la tournée des voisins ; Noël reste en revanche la saison des douceurs à offrir et des coffrets gourmands.

Le calendrier des fêtes structure ainsi toute l'année des confiseurs. Après Noël et ses chocolats viennent l'Épiphanie et ses fèves, la Saint-Valentin, Pâques et ses œufs, les communions, puis la rentrée et Halloween, avant un nouveau Noël. Chaque temps fort appelle ses références gourmandes, ses présentoirs en magasin et ses opérations promotionnelles.

Ces pics imposent aux fabricants une production anticipée de plusieurs mois et un stockage important. Une saison ratée, à cause d'une météo défavorable ou d'un calendrier scolaire peu favorable, pèse directement sur le chiffre annuel. Les spécialités de Noël comme les papillotes, les marrons glacés, les fruits confits ou les treize desserts de Provence réalisent l'essentiel de leurs ventes entre novembre et janvier.

La saisonnalité touche aussi la vente en boutique. Les confiseurs artisans réalisent une partie importante de leur chiffre d'affaires pendant les fêtes, avec des coffrets et des assortiments offerts. Le rayon des cadeaux gourmands, entre chocolats, nougats et pâtes de fruits, sert de vitrine à la confiserie haut de gamme.

Quels sont les défis du marché de la confiserie ?

Les défis du marché de la confiserie tiennent d'abord au coût des matières premières. À l'automne 2022, le salon Interpack relevait une hausse de 100 % du prix du sucre, de 57 % pour le beurre et de 60 % pour le blé. Le cacao a ensuite connu une flambée historique en 2024, qui a touché le chocolat bien plus que la confiserie de sucre. Les industriels répercutent ces hausses avec retard, au rythme des négociations commerciales annuelles avec les enseignes.

Le deuxième défi vient des importations. Xerfi inclut la concurrence des produits fabriqués hors de France parmi les facteurs suivis dans son étude, avec les exportations et la structure du commerce extérieur. Une partie des bonbons vendus en France vient d'usines allemandes, espagnoles ou turques, souvent plus grandes et mieux placées sur le coût de production.

Le troisième défi touche la santé publique. Les recommandations nutritionnelles invitent à limiter les produits sucrés, le Nutri-Score classe la plupart des bonbons dans ses catégories les plus basses, et la publicité alimentaire à destination des enfants fait l'objet d'un débat régulier. Le secteur répond par des formats plus petits, des portions individuelles et des recettes moins sucrées, sans pouvoir changer la nature d'un produit fait de sucre.

Le quatrième défi est démographique. Xerfi cite la natalité parmi les déterminants de la demande : la baisse du nombre de naissances en France réduit mécaniquement le cœur de cible historique. Le passage vers une clientèle adulte, déjà majoritaire en valeur selon Agro Media, n'a donc rien d'un choix marketing : il répond à une nécessité.

Lire ces chiffres sans confondre les périmètres

Les chiffres du marché de la confiserie se contredisent souvent parce qu'ils ne mesurent pas la même chose. Le milliard d'euros de Xerfi correspond au chiffre d'affaires des fabricants installés en France. Les 1,7 milliard d'euros décrivent les ventes en hypermarchés et supermarchés, produits importés compris, au prix payé par le consommateur. Les montants mondiaux, autour de 220 à 240 milliards de dollars, incluent presque toujours le chocolat et le chewing-gum, deux familles que le syndicat Confiseurs de France traite à part.

Prenons un exemple : un article qui annonce « un marché de 1,7 milliard » et un autre qui écrit « un secteur à 1 milliard » ne se contredisent pas. Le premier parle de ventes au détail dans un seul canal, le second de production. Additionner les deux, ou comparer le premier aux 220 milliards mondiaux, conduit à une conclusion fausse.

Trois enseignements ressortent malgré tout de ces données. Le marché français ne croît plus en volume, mais il tient en valeur, porté par les spécialités régionales et les adultes. La concentration reste très forte, avec un leader qui réalise plus de 43 % de l'activité et un mouvement de rachats, illustré par l'opération de Ferrero sur CPK. Enfin, la croissance mondiale se joue hors de France, en Asie-Pacifique surtout, ce qui explique que les grands groupes investissent d'abord là-bas.

Pour qui suit ce secteur, la source la plus fiable reste le syndicat professionnel, complété par les panels de distribution et les études payantes. Les communiqués du syndicat, la presse professionnelle et les dernières analyses des cabinets se croisent utilement, à condition de noter pour chaque donnée son année et son périmètre. Les chiffres qui circulent sans année ni périmètre, fréquents sur les sites de conseils en création d'entreprise, se vérifient avant toute reprise.

Chiffre d'affaires, Haribo et chewing-gum en trois réponses

Combien pèse le marché de la confiserie en France ?

L'industrie française de la confiserie réalise environ 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires et emploie 6 800 personnes en 2024, selon Confiseurs de France repris par Xerfi. Les ventes en hypermarchés et supermarchés atteignent près de 1,7 milliard d'euros en 2025.

Quelle entreprise domine la confiserie en France ?

Haribo domine le secteur avec plus de 43 % de l'activité en valeur, selon Xerfi. Ferrero renforce sa position depuis le rachat de CPK (Carambar, Krema, Lutti) fin 2025.

Le chewing-gum fait-il partie de la confiserie ?

Le chewing-gum appartient à la confiserie au sens large, mais le syndicat Confiseurs de France le suit séparément : les ventes de confiseries hors chewing-gum progressent de 0,8 % en 2024 en GMS, tandis que le chewing-gum évolue de 10,3 % en volume.

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